Poésie vivante sur papier

À côté d’une multiplication de sites et blogs consacrés à la création – en particulier littéraire et multimédiale -, fort fréquentés, il y a aujourd’hui en Italie une très remarquable floraison d’éditions sur papier de cette forme d’expression « peu rentable » qu’est la poésie. Signalons, chez Einaudi, dans la prestigieuse collana bianca dirigée par Mauro Bersani, la parution de Nuovi Poeti Italiani 6 [volume consacré à 12 poétesses déjà affirmées : «tutte (poiché di donne si tratta) sono attive, da molti anni, nel panorama letterario italiano e spesso anche internazionale» — certaines, par exemple, sont présentes dans notre uneautrepoesieitalienne ].

Une forme particulière de ce renouveau, parfois soutenue par l’adossement à de vrais parcours professionnalisants d’universités de la Péninsule, est celle du livre d’art, à la typographie soignée (et pensée) et à l’illustration créative d’un artiste lecteur de l’oeuvre. Au moins deux initiatives méritent d’être signalées — il en est d’autres. D’abord, auprès de l’université de Vérone, celle qui a bénéficié de l’art typographique d’Alessandro Zanella, alessandrozanella trop tôt disparu, et des travaux d’étudiants de notre collègue Gian Paolo Marchi ; une exposition récente permet d’en apprécier toute l’importance. Ensuite, la création par Italo Testa de la collection da>verso_coincidenze, elle aussi puissamment soutenue par les étudiants de l’atelier « arte_poesia » du département Scuola di Grafica d’Arte del Dipartimento Arti Visive dell’Accademia di Brera de Milan. Une présentation de la première série de cette collection a été inaugurée ce printemps à Milan, via Friuli 32. De belles images ICI. Voilà qui devrait donner des idées à ceux et celles qui s’efforcent, dans notre département EIR, de développer des réalisations pratiques (traduction*, travail sur l’image, diction/récitation, cinéma sous-titré, etc.) en attendant peut-être l’ouverture effective d’un Master-Pro sur les échanges culturels France-Italie.

VOIR (lire)

Qu’on se le dise : la participation à ce blog, créé par et pour les étudiant(e)s d’Études Italiennes et Roumaines, en est une première manifestation.

 

(JcV)

* Saluons, à ce propos, la nouvelle revue "Traduzionetradizione" (un titre déjà utilisé par R. Luperini pour un volume en l'honneur de Fortini), dirigée par Claudia AZZOLA, qui sera présentée en juin prochain à la librairie parisienne Tour de Babel.

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FRONTiere, MARches (16)

Benvenuto Lobina, poète sarde

Né à Villanova Tulo en 1914, mort à Sassari en 1993, Benvenuto LOBINA est surtout connu pour son roman consacré à sa région natale, Po cantu Biddanoa [Villanova], 1987 (n.lle éd. 2004), écrit en sarde campidanese avec des dialogues dans la variante locale sarcidanese. Mais il a publié des vers dès les années Cinquante, par ex. dans « La Nuova Sardegna » (en p. 3), et a reçu la consécration du prix Lanciano de poésie en 1975. Parfaite illustration des échanges latins « les uns par les autres », il a traduit également en sarde des écrivains hispano-américains. Un bon spécialiste de son oeuvre écrit, à propos du texte dont nous proposons le début ci-après : « Esprimere, esprimersi: questo manca ai vinti: e vinti li lascia. Questo è il tema dell’ultima canzone di Lobina, Canzoni nuraxi, dove l’idea – l’Idea – dei primi abitatori di questa terra ora disisperada, di quest’Isola non detta, non si è fatta parola, non si è affiancata all’abilità costruttiva dei giganti megalitici, perché non è stata accompagnata da fueddu’ de profetas, né da fueddu’ de dottus, né da conzillus, o semingiu o trastus; sì che le parole pur pronunciate non sono state compiute, e son rimaste fueddu’ non cumprius che era bregùngia lassai a i’ benidoris, perché parole solo “del pane, dell’acqua, del riparo” ».

Seulement à titre d’exemple, deux termes que l’on retrouve souvent ici : ‘nouraghe’ et ‘mot, parole’ : nuràke / favéddu (sarde central), nuràghe / faéddu (logudorese), nuràxi / fueddu (campidanese) – toscan ‘favella’ – Cf. M.L. WAGNER, La lingua sarda – Storia, spirito e forma, Bern, F. Verlag, 1951.

JcV

.

Canzoni nuraxi

 

.    Cun custus fueddus ismenguaus, sordigosus, ispisteraus,

fueddus imprestaus, fueddus burdus, arestaus,

fueddus angariaus.

Cun custus fueddus trobius.

I.

.    Innantis fut s’idea.

Di aundi é benìa, s’idea, di aundi é benìa,

passendu a s’appràpidu maris di azzardu,

alluinada maris de luxi,

alas de bentu chi si pinnìgant in mesu celu,

e innoi, seguras, ’ndi càlant a fai cussòrgia?

Idea – alas de bentu, arrùndili arriscada,

sinnalis de grandesa a s’ora ’e movi

deidadis contrarias negau

t’ìant in bolu ’e storis, in is nuis

chi cuanta su soli;

accumpangiau

no t’ìanta fueddus de profetas

airaus po s’abbandonu,

ni fueddus de dottus, ni cunzillus,

ni semìngiu, ni trastus.

Ma candu, fatta tallu a prima arei,

poita no as postu po disfida

arrexìnis a is perdas de fundu,

arrexìnis chi éssinti che raju spaccau sa terra

e logu a logu cungiuntu

éssinti,

i òmini a òmini?

Poita no as prantau

sa rosa arrùbia chi spànnat contra su fogu,

sa rosa boxi e bandera

chi zérriat a sa sighìa de punta ’e is montis,

e denniunu dda bidi,

e denniunu dda ’ntendit,

e accùdit, accùdit?

Fueddu

poita no as intregau

a sa perda allisada disigiosa ’e scraffeddu,

abbandonada

che fémina chi no imprìngiat, in lettus de soli,

o interrada muda in is intragnas iscuriosas de sa terra,

muda

a is pregontas mias?

O fut bregungia

lassai a is benidoris is fueddus no cumprius

chi cumenzànta a pillonai in s’àiri noa

cun su ludu de is terras lassadas ancora piccigau?

Fut bregungia

lassai sceti is fueddus

de s’aqua, de su pani, de s’arreparu?

[…]

Chanson nouraghe

.    Avec ces mots humiliés, salis, fracassés,

ces mots d’emprunt, ces mots faussés, rendus sauvages,

ces mots opprimés.

Avec ces mots empêtrés.

I.

.    D’abord il y eut l’idée.

D’où est-elle venue, l’idée, d’où venue,

traversant à tâtons des mers de péril,

éblouie en mers de lumière,

ailes de vent qui s’assemblent en plein ciel,

descendant ici, sûres, et s’y installent ?

Idée – ailes de vent, hirondelle téméraire,

tout signe de grandeur à ton départ

te fut refusé par des dieux contraires

en vols de corbeaux, en noires nues

occultant le soleil ;

et ne t’accompagnèrent

ni paroles de prophètes

courroucés par l’abandon,

ni paroles de doctes, ni conseils,

ni don de semences, d’outils.

Mais une fois ta harde, ton premier troupeau fait

pourquoi n’as-tu pas fixé comme défi

des racines aux pierres de fondation,

racines qui comme un dard fendent la terre

et auraient conjoint un lieu

à l’autre,

un homme à l’homme ?

Pourquoi n’as-tu planté

la rose rouge qui s’ouvre contre le feu,

la rose voix et drapeau

qui sans cesse appelle du haut des montagnes,

et que chacun la voie

et chacun l’entend,

et accourt, accourt ?

Un mot,

pourquoi ne pas l’avoir confié

à la pierre polie, offerte au burin,

abandonnée

comme femme inféconde en des lits de soleil,

ou muette enfouie dans le ventre obscur de la terre,

muette

à ces questions miennes ?

Ou bien était-il honteux

de laisser à tes descendants des mots inachevés

qui commençaient à bourgeonner dans l’air neuf

encore tout poissés de la boue des terres quittées ?

Était-il honteux

de ne léguer que les mots

de l’eau, du pain, de l’abri ?

 (tr. JcV)

(*) D’autres poèmes en sarde – contemporain – dans le blog CIRCE (Antonella Anedda)

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Ancora un pizzico di Belli… (FRONTiere, MARches 15)

Solo per far seguito alle elezioni (sì, elezioni ci furono, come se non bastassero le papaline dimissioni), vedi Post del [12 febbraio 2013] :

Le cariche nove

Che scombussolo, eh? che mmutazione!

Da quarche ggiorn’impoi dove t’accosti

nun trovi ppiú ggnisuno a li su’ posti;

…… e chi pprima era Erode oggi è Nerone.

Si cqua ddura accusí nemmanco l’osti

faranno ppiú l’istessa professione,

ché cqui adesso oggni sceto de perzone

…… sfodera li su’ meriti anniscosti.

Preti, sbirri, prelati, mozzorecchi,

spie, cardinali, ggiudisci, copisti,

…… te li vedi frullà come vvertecchi.

Spiggneno tutti, e vann’avanti, vanno;

ma in tanti pipinari e acciaccapisti

…… chi ssa ar Papa che impiego je daranno?

                                                    .     G. G. Belli, 1847

Les nouvelles charges

Quel boul’versement, hein ? Quell’ mutation !

Depuis quelques jours, où que tu t’avances,

tu ne trouv’s plus personne à sa vraie place ;

           et qui était Hérod’, le v’là Néron.

Là, si ça continue, mêm’ les tauliers

ne voudront plus faire leur profession,

car chaque genre de population

           se glorifie de mérites cachés.

Prêtres, sbires, prélats, coupe-goussets,

espions, cardinaux, jug’s, et mêm’ copistes,

            tu les vois tournoyer comm’ des totons.

Ils poussent tous les autr’s et se propulsent ;

mais dans ces fourmilièr’s écrase-pieds,

            qui sait au Pap’ ce qu’ils vont lui trouver ?

.

                                                                         (JcV)

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– Voir aussi, à présent (déc. 2013) :  G. Gioachino Belli. Un poète romain témoin du XIXe siècle dans l?Italie pré-unitaire

FRONTiere, MARches (14)

Le relais des papes

Sans besoin de longs commentaires, cherchez le lien avec  la plus immédiate actualité. Giuseppe Gioachino Belli, romain, l’un des plus grands poètes du XIXème siècle – et l’un des seuls à avoir rendu compte de la vie des futurs Italiens, tout remués déjà par les aspirations à davantage de liberté et de démocratie qui aboutiront au violent Quarantotto (y compris dans l’État pontifical) – fut un observateur amer de la société d’un pays en décadence et fin connaisseur de la langue raffinée de sa chère “plebe di Roma”. Il nous a laissé un veritable “monument” élevé à la gloire de cette culture populaire, sans commisération ni paternalisme : un cas più unico che raro, ainsi que Gramsci le constatera du fond de sa prison, comme l’ensemble de la littérature minorée qui nous occupe dans cette chronique. Une nouvelle édition des Sonnets est attendue chez Mondadori (I Meridiani), procurée par Lucio Felici ; comme l’avait compris Zanzotto, Leopardi (dont Felici est un spécialiste reconnu) n’est pas si loin de Belli, d’une certaine façon lucide et désenchantée…

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1698. Er passa-mano

Er Papa, er Visceddio, Nostro Siggnore,
è un Padre eterno com’er Padr’Eterno.
Ciovè nun more, o, ppe ddí mmejjo, more,
ma mmore solamente in ne l’isterno.

Ché cquanno er corpo suo lassa er governo,
l’anima, ferma in ne l’antico onore,
nun va nné in paradiso né a l’inferno,
passa subbito in corpo ar zuccessore.

Accusí ppò vvariasse un po’ er cervello,
lo stòmmico, l’orecchie, er naso, er pelo;
ma er Papa, in quant’a Ppapa, è ssempre quello.

E ppe cquesto oggni corpo distinato
a cquella indiggnità, ccasca dar celo
senz’anima, e nun porta antro ch’er fiato.

 4 ottobre 1835

                        La r’passe

Le Pape, ce Sous-Dieu, notre Seigneur,
est un Père éterne, comm’ le Père-Éterne.
Donc il meurt pas, ou pour mieux dire : il meurt,                                                         mais meurt seul’ment dans sa partie externe.

Car lorsque son corps cess’ de gouverner,
l’âm’, restant ferme en son ancien honneur,
n’va ni au paradis, ni en enfer,
mais passe aussitôt d’dans son successeur.

Si bien qu’ont beau changer un peu : cervelle,
estomac et oreilles, et poils, et nez,
le Pape est toujours l’même en tant que tel.

Pour cett’ raison, chaque corps destiné
à une telle encharge, tombe du ciel
sans âme, par son seul souffle animé.

                                                      (4 octobre 1835)

 (JcV)

 .

FRONTiere, MARches (12)

Ida Vallerugo

Une découverte bouleversante que cette poésie, encore considérée (on se demande pourquoi) comme à la marge… dans les « Marches » effectivement, les bordures de la double homologation – académique et médiatique, de façon certes bien différente mais au bout du compte complices… Il ne s’agit pas de « poésie dialectale » mais de poésie en dialecte – ou en langue minorée si l’on préfère (et nous préférons) – selon l’ancienne distinction, toujours efficace, de P. V. Mengaldo.

Dans le site Samgha, Ivan Crico écrit :

I suoi versi, in quest’ardua varietà carnica di Meduno, dov’è nata e vive, si fanno strada, nella memoria, con una forza dirompente e comunicativa che, forse, può maturare soltanto tra le pareti invisibili, ma impenetrabili, di un isolamento ricercato, gelosamente custodito. Come vista da un previssuto al di là, da una morte in vita, la realtà solo allora si riversa, intera, nella parola. Il nitore dello sguardo capace di cogliere, in un solo verso, il respiro delle cose è quello dello sguardo che parte…

Nous avons retrouvé ce texte (également cité par Samgha) après de longues recherches à travers les labyrinthes (oh, Sanguineti ! – plutôt, lui, du côté de la poésie en idiolecte) et les mirages de la fée Google : mais après tout, la poésie doit, sous toutes ses formes, aussi se mériter. Marges, mirages… Je crois qu’au delà de ces quelques mots, il suffira de lire.

A’  Paris aussi, qui se croit encore au centre, la marge est visible à chaque coin de rue et essaie de courber des nuques noires ou blanches sous la “muàrt di ogni dì”, « la mort de chaque jour ». La poésie ne sert à rien, mais elle aide à sentir (et à utiliser) une langue moins contaminée par la mort, au moins sous forme de rêve :


file://localhost/Users/nuage/Desktop/vallerugo-foto-di-danilo-de-marco.jpg.

Il sum

Forc four la neif à già sipilit la cjera

borc suturnu di Hiroshima.

Forc a é gjà stada l’esplosion

e no i sin la memoria di no,

l’ultima sparìnt.

E tu, lotadora indurmidida, i tu sumiei.

Sul punt di Sydney il vint

a ti alcia i cjavéi neris scjampas ai fèrmos.

Onda! a ti clama lui.

Mari a ti clàmin i fis soravisus.

A pàssin lens i bastimìns, sunant

a cjàpin il larc, a son belgjà sparis.

A passa ta l’aga fonda to mari pensierosa.

“Mari, unmò viva a mi àn mitut fra i muars!”

Ridìnt i tu segni lajù fra li cjasi dal puart

la fignestra di cjasa vissìn al Macel Comunal

dulà che i becjers a regàlin retàis di cjar

ai canàis taliàns, grecos, spagnoi.

Da che fignestra il punt al é un svual.

La buera a na ti svea. Denant di te

mè Rigjna a ferma la so corsa. A cola.

 

Le rêve

Dehors peut-être la neige a enterré le monde,

bourg obscur d’Hiroshima.

Déjà peut-être a eu lieu l’explosion

et nous sommes la mémoire de nous,

l’ultime disparaissant.

Et toi, combattante endormie, tu rêves.

Sur le pont de Sydney le vent

emmêle tes cheveux noirs échappés aux épingles.

Vague ! t’appelle-t-il.

Mère, t’appellent les enfants survivants.

Passent de lents navires, à coups de sirènes

prennent le large, bien vite disparus.

Passe dans l’eau profonde ta mère pensive.

“Mère, encore vivante on m’a mise avec les morts !”

En riant, tu montres là-bas dans les maisons du port

la fenêtre chez toi, près des Abattoirs Communaux

où les bouchers donnent des morceaux de viande

aux gamins italiens, grecs, espagnols.

De cette fenêtre le pont est à une volée.

La bise ne te réveille pas. Devant toi

ma Reine elle arrête sa course. Tombe.

 

Ida Vallerugo, Mistral, Rovigo, ‘Il Ponte del sale’, 2010 (pref. F. Loi)

(JcV)

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Voir aussi : SAMGHA, que nous remercions.

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L’Italie, invitée d’honneur

Salon « L’Europe se Livre », La Garenne-Colombes 4-6 janvier 2013

VOTRE PROGRAMME
EXPOSITION « VENISE »
DE LORENZO MATTOTTI
Du 4 au 20 janvier 2013 Entrée libre                                ICI

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VENDREDI 4 JANVIER
INAUGURATION
En présence de Philippe Juvin, maire de La Garenne-Colombes et de ses invités.
Bruno Racine, Président de la BNF, parrainera cette première édition. Il dédicacera son livre paru aux Éditions Gallimard « Adieu à l’Italie ».
19 heures
VERNISSAGE DE L’EXPOSITION « VENISE » DE LORENZO MATTOTTI

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SAMEDI 5 JANVIER
ANIMATIONS TOUTE LA JOURNÉE
Célébration de l’anniversaire de Geronimo Stilton (la célèbre souris chez Albin Michel). Les enfants pourront obtenir une dédicace de leur héros.
« L’ITALIE AL DENTE ! »
Table ronde animée par Saliha Fellahi Bourdieu.
Des adresses, des conseils, des recettes, etc. Tout pour réjouir nos papilles gustatives en ce jour de marché !
Avec Stefano Palombari « Paris al dente ! » (Éd. Parigramme) Clélia Ventura « Le piment d’Espelette, de la corde à la poudre » ( Éd. Barnéa Productions) Laura Zavan « My little Italy » ; « Les raviolis » (Éd. Marabout) Claire Dixsaut « À table avec la mafia » (Éd. Agnès Vienot)
De 11 à 12 heures Auditorium
GRAND QUIZZ ITALIE (avec les Éditions Ipanema)
Animé par un comédien. En partenariat avec « La Garenne Pizza » pour les gagnants.
Horaires marché Place de la Liberté (sous la halle du marché)

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« VERSION SOUS-TITRÉE »
Quels rapports à la traduction ? Table ronde animée par Hubert Artus.
Deux traducteurs évoquent chacun leurs rapports au texte. Quelles sont leurs marges de manœuvre ? Avec Lise Caillat « Emmaüs » de Alessandro Baricco
(Éd. Gallimard) Jean-Charles Vegliante « La Comédie » de Dante Alighieri (Éd. bilingue Poésie / Gallimard)
De 14 à 15 heures Auditorium
« L’ITALIE, LES ANNÉES DE PLOMB »
Comment évoquer ces années qui ont tant marqué l’Italie ? Rencontre animée par Stefano Palombari. Avec Dominique Manotti (Éd. Gallimard)
Eric Valmir « Magari » (Éd. Robert Laffont) Karl Laske « La mémoire du plomb » (Éd. Stock)
De 15 à 16 heures Auditorium
« LA PASSION ITALIE »
Rencontre animée par Hubert Artus.
Avec Sophie Chauveau « La passion Lippi » ; « L’obsession Vinci » (Éd. Gallimard)
Lorenza Foschini « Le manteau de Proust » (Éd. de La Table Ronde) Serge Filippini « Motifs » (Éd. du Mauconduit) Simonetta Greggio « L’homme qui aimait ma femme » (Éd. Stock)
De 16 à 17 heures Auditorium
HUGO PRATT
Conférence sur le célèbre, et non moins légendaire, personnage de Corto Maltese, animée par Florian Rubis qui a longtemps accompagné le travail d’Hugo Pratt.
De 17 à 18 heures Auditorium

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DIMANCHE 6 JANVIER
« OH, LES BEAUX DESSINS ! »
Rencontre adressée aux jeunes.
Comment s’approprie-t-on les histoires et
comment les illustre t-on ? Deux illustrateurs
confrontent leur approche artistique.
Avec Carole Chaix « Une princesse au Palais » (Éd. Thierry Magnier) Singeon « Bienvenue, T1 et T2 » (Éd. Gallimard-Jeunesse)
Du 11 à 12 heures Auditorium
« QUAI DES BULLES »
Rencontre animée par Florian Rubis.
Quatre dessinateurs croisent leurs talents
pour leur passion de la bande dessinée.
Avec Lorenzo Mattotti (pour l’ensemble de son œuvre) Alfred (pour l’ensemble de son œuvre) Igort « Cahiers russes » (Éd. Futuropolis) Fiamma Luzzati « L’avventura – une Italienne à Paris »
De 14 à 15 heures Auditorium
« NOS COUPS DE CŒUR DE LA RENTRÉE LITTÉRAIRE DE JANVIER 2013 » Hubert Artus présente sa rentrée littéraire de janvier.
Avec Erwan Larher pour « L’abandon du mâle en milieu hostile » (Éd. Plon) Alain Mabanckou pour « Lumières de Pointe-Noire »* Arnaud Molinié pour « Emma peut-être », (Éd. Cherche-Midi) Marie Nimier pour « Je suis un homme », (Éd. Gallimard)* Christian Oster « En ville » (Éd. de L’Olivier)*
Pia Petersen pour « Un écrivain, un vrai », (Éd. Actes Sud) Alice Zeniter pour « Sombre dimanche », (Éd. Albin Michel) * Sous réserve
De 15 à 16 heures Auditorium
« LINO VENTURA »
PORTRAIT DE L’ACTEUR
Rencontre animée par Hubert Artus.
Avec Clélia Ventura « Lino Ventura, Carnets de voyages » (Éd. Barnéa Productions) Jean Gili « Le cinéma italien » (Éd. La Martinière)
De 16 à 17 heures Auditorium
PROJECTION DU PORTRAIT PUDIQUE DE « LINO VENTURA » Documentaire produit par Arte. De 17 à 18h30

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FRONTiere, MARCHes (11)

Textes absolument inédits, issus d’une thèse soutenue dans notre Département (Centre CIRCE) par Tobia ZANON, les canzuni – ou ottave siciliane, à la toscane – de Giuanni Di Micheli (Giovanni Di Michele), poète pétrarquisant (mais aussi proche du grand Veneziano, ami de Cervantes et maître incontesté de cette période) et protestataire convaincu du XVI° siècle… Par exemple :

Cui trasi 'ntra st'orrenda sipultura
undi regna la stissa crudeltati,
truvirà scrittu a li tartarei mura
"Nisciti di speranza, vui ch'intrati!"
tantu s'agghiorna ccà quantu si scura,
sempri si trivulia, stenta e pati
perchì non si sa mai lu iornu e l'hura
di la sua disïata libertati

(Octastique attribué par Giuseppe Pitrè – e, de là, par Sciascia – à l’ecclésiastique non moins protestataire Simone Rau). Voir, pour d’autres développements, ICI !

JcV

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