Chers adhérents de Nos Italies,

Voici la newsletter des événements à suivre dans les prochaines semaines

 

mercredi 18, 19h – 21h, Musée du Louvre

Visite de la Grande Galérie (Galérie des Italiens)

guidée par Typhenn Le Guyader

 

jeudi 19, 17h30 – 19h, site Censier

13 rue Santeuil, salle 016 (rdc)

Chorale italienne ‘Adélin C. Fiorato’, dirigée par Michela Murru

 

jeudi 19, 18h30 – 20h30 (salle D17, Censier, bât. modulaire)

Projection du film sur Naples Les miracles ont le goût du ciel (Anatomia del miracolo,

2015) en présence de la réalisatrice Alessandra Celesia

 

mercredi 25, 17h30 – 19h, Maison de la recherche

4 rue des Irlandais (salle Mézanine)

Chorale italienne ‘Adélin C. Fiorato’, dirigée par Michela Murru  

 

Venez nombreux !

Nos Italies- Paris 3

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Initiatives mois octobre 2017

 

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Musique italienne : un concert lyrique et une chorale (à la rentrée)

Cher.es Etudiant.es et Enseignant.es,

Cher.es tou.te.s les passionnées de culture et musique italiennes,

Nous avons le plaisir de vous annoncer le prochain concert de Michela Murru, chanteuse lyrique et étudiante de Master 2 au département d’études italiennes et roumaines de la Sorbonne Nouvelle.

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Ce concert nous offre l’occasion d’annoncer une initiative qui se prépare pour la rentrée prochaine, celle d’une chorale italienne. Grâce à son expérience en pédagogie musicale et à ses compétences dans le répertoire lyrique, Michela Murru dirigera cette chorale composée d’étudiants, enseignants, personnels de l’université et d’ailleurs, avec un répertoire d’aires d’opéra et peut-être aussi des chants traditionnels.

Aucune compétence spécifique dans le domaine musical est requise, seule une assiduité aux répétitions (1heure/1h30 par semaine pour toute l’année).

N’hésitez pas à nous contacter par email (nositaliesparis3@gmail.com) pour plus d’informations et une pré-inscription.

 

 

 

FRONTiere, MARches (13)

Enzo Gragnaniello, né au coeur populaire de Naples il y a 59 ans, créateur du groupe « Banchi Nuovi », vainqueur du prix Tenco à trois reprises, a chanté avec l’inoubliable Murolo e vit toujours dans les quartiers « espagnols » de la ville. A écrit pour Andrea Bocelli. Son succès Cu’ mme lui a valu une gloire internationale. En 2007, le disque Erba cattiva dont est tiré le texte présenté ici marque un virage. Du mélange avec le rock napolitain et de l’indignation civile naît en 2011 Radici qui a laissé une profonde impression (chanson du camorriste, chanson contre la pollution Sott’o mmare, etc.), encore sensible aujourd’hui quand il se produit en public dans le sud de la péninsule. Voici donc ‘Stu criatu, sorte de cantique des créatures laïc, ou peut-être pasolinien :

‘Stu criatu

’O saccio, ’o saccio je sulamente  Je sais, je sais moi seulement
Chelle c’aggio passate quanne ll’angelo è vulate,  C’que j’ai souffert quand un ange a passé
Chelle c’aggio passate quanne ll’angelo è vulate  C’que j’ai souffert quand un ange a passé
Quanne ll’angelo è vulate c’aggio passate.  Quand l’ange est passé j’ai dégusté.
’Na voce, ’na voce mmo rripete  Un’ voix, un’ voix depuis répète
Nun perdere cchiù tiempe circa r’essere felice  Ne perds plus ton temps, essaie d’être heureux
Nun perdere cchiù tiempe circa r’essere felice  Ne perds plus ton temps, essaie d’être heureux
Cerca d’essere felice, nun ce sta tiempe.  Essaie d’être heureux, il n’est que temps.
E cante’, e cantene l’aucielle  Et ils chantent, chantent les oiseaux
E cantene sultante quanno è sante lu pensiere  Ils chantent seul’ment pour sainte pensée
E cantene sultante quanno è sante lu pensiere  Chantent seulement pour sainte pensée
Quann’ è sante lu pensiere canta l’aucielle.  Quand elle est sainte l’oiseau chante.
 ‘A notte, ‘a notte tene ‘e stelle   La nuit, la nuit a ses étoiles
’E stelle hanno brillate fino a quanne l’ è guardate  Les étoiles brillent tant qu’on regarde
Le stelle hanno brillate fino a quanne l’ è guardate  Les étoiles brillent tant qu’on les r’garde
Fino a quanne l’ è guardate hanno brillate.  Tant qu’on a r’gardé ell’s ont brillé.
’A pace, ’a pace è comme ’a pece  La paix, la paix, c’est comm’ la poix
E ’a mette ’ncopp’ ’o ffuoche chille ca nun è capace  Au feu la met qui n’en est pas capable
Chille ca nun è capace mette ’o ffuoche sotto ’a pace  Qui n’est pas capable la met au feu
Mette ’o ffuoche sott’ ’a pace chi nn’ è capace.  Feu sous paix qui n’en est pas capable.
’A vocca, ’a vocca è comm’ ’e rrose  La bouche, la bouche est comm’ les roses
Quanne parle d’ammore tene ’e spine ’nde ’e pparole  Ell’ parle d’amour, ses mots pleins d’épines
Quanne parle d’ammore tene ’e spine ’nde ’e pparole  Quand parle d’amour, c’est mots pleins d’épines
Tene ’e spine ’nd’ ’e pparole si rice  ammore.  Plein d’épin’s dans ses mots d’amour.
’A vita, ’a vita è comme ’a morte  La vie, la vie est comme la mort
Stanne vicine ’e casa nun se ponne appiccecà  Deux voisines qui n’ peuvent pas s’entendre
Stanne vicine ’e case nun se ponno appiccecà  Deux voisin’s, et ell’s ne peuvent s’entendre
Nun se ponno appiccecà songh’ una cosa.  Ne peuv’nt s’entendr’ car sont pareilles.
E tu, e tu figlie ’e Maria  Et toi, et toi fils de Marie
Tu nun si’ mmanghe nate già si’ state cundannate  Même pas né, t’es déjà condamné
Tu nun si’ mmanche nate già si’ state cundannate  Même pas né t’es déjà condamné
Già si’ state cundannate appena nate.  Déjà condamné à peine né.
’E figlie, ’e figlie songhe ’e Ddie  Les fils, les filles sont au bon dieu
E nun se tocca niente ’e chelle ch’ è state criate  On ne touche pas c’qui a été créé
Chelle ch’ è state criate, nun ce l’amme mai ’mparate  C’qui a été créé, on l’a jamais appris
Nun ce l’amme mai ’mparate chistu criate.  On n’a jamais appris ce créé.

 (JcV)

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Voici une interprétation en musique

Voir, ici même, FRONTiere, MARches (2), la tammurriata napolitaine

..

FRONTiere, MARCHes… (2)

Cantà ’ncopp’o tammurro

   Cette manière de chant sur des strophes proches de la villanella, accompagnées ou plutôt superposées à un roulement continu de tambour – la tammurriata – ou d’un tambourin, suit le plus souvent des échelles musicales originaires d’Afrique du nord, qui rappellent des danses antiques, en particulier celles pour la déesse phénicienne Astarté (des représentations explicites se trouvent en Sardaigne). Aujourd’hui, celle-ci a été remplacée par la madone (en particulier, lors des pèlerinages à Montevergine), et le tambour ou la tammorra accompagnés d’autres instruments (accordéon, flûtes) font danser des groupes d’une vingtaine de personnes des deux sexes (les paranze), sur le rythme encore accéléré par des castagnettes, des cimbales, parfois des bâtons, en rondes assurément assez peu « catholiques ». La frénésie, joyeuse ou sombre, proprement cathartique qui s’empare des danseurs, n’est pas sans rappeler celle de la tarentelle – à l’origine, comme l’on sait, censée guérir les malades ‘tarantati’ à savoir mordus par une tarentule. Les régions concernées sont principalement celles des provinces de Naples (Giugliano, Pomigliano…) et de Salerne (Pagani, Nocera Superiore). Variantes dans les îles (Procida) et – curieux lien avec la rubrique précédente sur l’Istrie –, du moins par la basse continue des percussions à main, dans quelques centres de l’embouchure du Pô, rive gauche, jusqu’à Trieste. Enfin, après le passage des Liberators, signalons en 1945 une émouvante ‘tammurriata nera’

d’inspiration pacifiste.
Cf. après coup, cette interprétation de la N.C.C.P.
       (JcV)
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Éruption du Vésuve, mars 1944 (Inst. Luce)

Tammurriata « Bella figliola ca te chiammi Rosa » :

http://www.youtube.com/watch?v=hyHPZ3PUS04&feature=related

Canzune ’e copp’ ’o tammurro

Addo’ so’ ghiute tant’abbracciamiente?

Tante carizze che me stive a fare?

Lu musso me stregnive ’ntra li diente,

e io diceva: – Gué, nu’ muzzecare!

Ca tu mme mierche, e ’n facce a li pariente

che scusa, dimme, ni’, pozzo truvare?

– Truòvace scusa ca stive durmenno,

nu rancetiello t’have muzzecate.

..

– Aggio saputo ca la morte vene,

tutte li belle se vene  a pigliare.

Tu che si’ bella miéttete ’n penziere:

tanta bellezza a chi la vuo’ lassare?

Lassel’ a uno che te vò cchiù bene.

Si è pe me, i’ nun te voglio male.

– Cchiù priest’ ’e lassaraggio a lu terreno,

ca li lassar’ a te, core de cane!

..

– Aggio saputo ca te ne vuo’ ire:

chiòver’ e male tiempo pozza fare!

Da chelli pparte che te ne  vuo’ ire

se pozzeno secca’ puzze e funtane!

Nun puozzo truva’ requie pe la via,

manco nu liettu pe t’arripusare!

Spiert’ e demierto sempe tu puozz’ire,

semp’ a li ggrazie miei tu hi’ a turnare!

..

Amaie na nenna pe tridece mise,

nu’ le putette da’  tridece vase.

La mamma me faceva ’o pizz’ a riso,

la figlia me diceva: – Viene! Trase! –

Mo ca songo fernute li turnise

è ’sciuto lu scaccione da la casa.

..

Amaie nu ninno cu sudore e stiente:

mo lu veco ’n putere ’e n’at’ amante!

Nun è dulore chi perde pariente

quant’è dulore chi perde l’amante!

Si fosse muorto, nun sarrìa nïente:

ca quann’è bivo, te passa pe ’nnante!

    Chansons   au-dessus du tambour 

Où sont allés tous ces embrassements ?

 Et les caresses que tu me faisais ?

 Tu me serrais la lèvre entre tes dents,

 Moi je disais : – Ne me mords pas, ohé !

 Car tu me marques : devant mes parents

 quelle excuse, dis-moi, puis-je trouver   ?

 – Trouve l’excuse que, tout en dormant,

 un petit crabe est venu te pincer.

..

 – J’ai appris que toujours la mort   vient,

 toutes les belles vient emporter.

 Toi qui es belle, pense à demain :

 tant de beauté, à qui la laisser ?

 Laisse-la à qui te veut du bien.

 Quant à moi, je n’te veux pas du mal.

 – Je la laisse plutôt au cercueil

 que de te la laisser, cœur de chien !

..

– Je l’ai su, que tu veux me quitter :

puisse-t-il y avoir pluie d’orage !

Dans ces lieux où tu veux t’en aller

puissent sécher les puits, les drainages   !

Que tu n’aies en chemin pas de paix,

même pas un lit qui te soulage !

Puisses-tu toujours perdu errer,

toujours revenant à mes mirages !

..

J’aimai fillette pendant treize mois,

ne pus mêm’ lui donner treize baisers.

La mère me faisait accueil de roi,

la fille me disait : – Tu peux entrer !   –

Maintenant que je n’ai plus un tournois

c’est direct l’expulsion sans discuter.

..

 J’aimai un gars avec maint sacrifice :

 et je le vois au pouvoir d’autre amante   !

 La douleur n’est pas tant, de perdre un     fils,

si grande que pour qui perd un amant !

S’il était mort, j’aurais moins de   supplice :

qu’étant en vie, je le croise souvent !

 (Textes de la seconde moitié du XVIIIe siècle, Naples et alentours.)

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Soirée musicale à la Maison d’Italie, samedi 10 décembre, en clôture des manifestations pour la commémoration des 150 ans de l’Unité italienne.

Le Directeur de la Maison d’Italie, Roberto Giacone, a accueilli samedi 10 décembre à 18h le Coro polifonico G. Giovannini di Fermignano, dirigé par Massimo Sabbatini, et la Chorale du Centre culturel italien, Sono solo canzonette, dirigée par Paola Niggi, pour la dernière manifestation organisée dans le cadre de la commémoration des 150 ans de l’Unité italienne.

Chants lyriques et chansons populaires — de Va, pensiero à Volare, en passant par Fratelli d’Italia et la Pappa al pomodoro… — se sont succédé dans la très belle salle de la Maison d’Italie et ont été repris en chœur par un public nombreux et conquis.

La chorale G. Giovannini di Fermignano (Urbino), créée en 1974, se consacre plus spécialement à la polyphonie classique de la Renaissance, mais son répertoire s’étend aussi à la musique populaire et folklorique nationale et internationale.

La chorale Sono Solo Canzonette, née en 1997, se consacre à la chanson traditionnelle italienne, qui fait partie de la tradition orale, depuis les chansons engagées aux chants de l’immigration, à la chanson de divertissement, etc…

Pour en savoir plus : www.sonosolocanzonette.com

La Chorale Sono solo canzonette :

Et nos amis Roberto Giacone et Danière Valin, au terme de cette soirée musicale :