La saveur du savoir

A l’heure où notre estomac se remet à peine des orgies de foie gras, de panettone et autres friandises « natalizie », Chroniques italiennes nous propose de prolonger digestement et délicieusement ces plaisirs de la table, auxquels Italiens et italianistes ne sauraient être insensibles.

Le dernier numéro, intitulé « nourrir et se nourrir dans la culture italienne, XVIIème-XXIe siècles », nous invite à observer comment, par l’acte alimentaire, se dessinent les contours d’un rapport au monde. Un thème nourri par des analyses historiques, politiques, sociales…et bien sûr littéraires, pour un résultat à croquer. Des morceaux de choix, allant des contes de Giambattista Basile à Manzoni et aux Ghiottoni  de Fabio Tombari , de Gadda au célèbre commissaire Montalbano, du cinéma au théâtre.

Pour les gourmets et les gourmands littéraires, pour reprendre le temps de déguster l’une des « substantifiques moelles » de l’humanité…Bon appétit !

Alexandra Gompertz

Vous pouvez lire les articles en ligne : http://chroniquesitaliennes.univ-paris3.fr/numeros/Web21.

Pour décider par où commencer à picorer, voici le sommaire :
Brigitte Le Gouez, Avant-propos

Constance Jori, La cour et la maison de l’ogre : modes de l’oralité dans Lo Cunto de li Cunti overo lo trattenemiento de peccerille de Giambattista Basile (1634-1636)

Alexandra Gompertz, Le sens du goût – étude des métaphores alimentaires dans Lo Mercante de Giambattista Basile

Pascale Budillon-Puma, La nourriture dans les récits historiques du XIXe siècle en Italie : morceaux choisis

Sarah Amrani, « Nel sapore la sapienza » – La substantifique moëlle des Ghiottoni de Fabio Tombari

Floriana Di Ruzza, Meditazione Piacere Colpa : un percorso filosofico-culinario nell’opera di Gadda

Maria Pia De Paulis, Sapore/sapere nell’universo immaginario di Camilleri-Montalbano

Anne Boulé-Basuyau, Pranzo di Ferragosto : caprices, bisbilles et réconciliations entre ciambellone et parmesan.

Comptes-rendus :

Elisabetta Simonetta, Risotto : degustazione di un’amicizia

Carminella Biondi, Nourritures postcoloniales : Food in Postcolonial and Migrant Literatures / La nourriture dans les littératures postcoloniales et migrante

Un autre compte rendu et un peu d’iconographie viendront bientôt prolonger cette explosion de saveurs et de savoirs…On vous tient au courant !

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A deux pas de Censier et de Jussieu, un restaurant italien…

A deux pas de Censier et de Jussieu, un restaurant italien… A deux pas de Censier et de Jussieu, un restaurant italien où l’on a envie de revenir : Amore mio, 13 rue Linné, 75005 (ouvert tous les jours).

Une mention particulière pour l’Insalatina di spinaci al gorgonzola et pour le plat du jour: Tagliatelle aux pleurotes, truffes et crème fraîche.

Pour en savoir plus : amoremio.fr

Histoire : naguère, ce local était un salon de thé musical, animé par le chanteur et guitariste sicilien Benito Merlino, dont on retiendra au moins Dei, eroi, pirati, re ed emigranti (Le Chant du Monde, « Le Nouveau Chansonnier International »)

Anne Boulé