Rencontre avec Beatrice Alemagna

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Cher.e.s adhérent.e.s de Nos Italies-Paris 3,

Cher.e.s étudiant.e.s du dépt. EIR, 

Dans le cadre du cours « Atelier du traducteur », nous avons le plaisir d’accueillir à la Sorbonne Nouvelle

Beatrice Alemagna 
illustratrice et auteure 

pour rencontre (en langue italienne) qui aura lieu

jeudi 23 mars 2017, à 14h
salle 129 du site Censier

13 Rue Santeuil, 75005. 

 

L’entrée est libre. Venez nombreux !

Dans l’attente de rencontrer l’Auteure et Illustratrice, voici un entretien réalisé dans son atelier pour le lancement de son dernier album, Un grand jour de rien (prix Landerneau jeunesse 2017).

 


Au plaisir de vous revoir,

 
Le bureau de Nos Italies-Paris 3
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Des livres et des lettres, une visite à la Bibliothèque Mazarine

affiche-ecriture-epistolaireoctobre-2016 A l’occasion de l’exposition Des livres et des lettres. Ouvrages épistolaires entre Italie et France de la Renaissance à l’âge baroque, le Département d’italien de la Sorbonne Nouvelle – Paris 3 propose une visite à la Bibliothèque Mazarine le jeudi 17 novembre 2016.

Cette visite s’adresse surtout aux étudiant(e)s de Licence d’italien, mais aussi les étudiant(e)s d’autres filières et de Master sont les bienvenues. Cela permettra de connaitre une des plus belles bibliothèques historiques de Paris, qui contient, entre autres, un remarquable fonds libraire italien.

Le rendez-vous est donc le jeudi 17 novembre 2016, à 14h30, à l’entrée de la Bibliothèque Mazarine (23, Quai de Conti – 75006 Paris ; Métro : Pont Neuf, ligne 7 ; Odéon ou Mabillon, ligne 10). La visite durera grosso modo 2h, et elle sera introduite par un Conservateur de la Bibliothèque Mazarine. En tant que guide à la visite, sera présent M. Carlo Girotto, Maître de langue au même département et Commissaire de l’exposition Des livres et des lettres.

FRONTiere, MARches – P.S.

Philothei Iordani Bruni nolani Cantus circæus

                      Une autre langue couramment utilisée, sinon ‘courante’ dans la péninsule italienne, au moins jusqu’au milieu du XVIIIe siècle, était le latin moderne. Des poètes modernes et contemporains, par ailleurs, ont écrit (et non banalement traduit) dans cette langue, de Pascoli à Sovente, pour n’en citer que deux… Voici, à titre de simple illustration, le Chant de Circé, sorte d’introduction poétique au traité ésotérique et mnémonique de même titre, publié à Paris en 1582 par E. Gilles pour le compte de Giordano Bruno alors absent de la capitale. En son nom, J. Regnault dédie ce livre au chevalier Henri d’Angoulême, grand Prieur de France et Gouverneur de Provence, demi-frère du roi Henri III : « Ad Altissimum Principem Henricum d’Angoulesme, magnum Galliarum Priorem, in Provincia Regis locumtenentem, &c. », comme on lira ci-dessous.

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[Voir, sur l’ouvrage lui-même : M. Matteoli – R. Sturlese, Il canto di Circe e la ‘magia’ della nuova arte della memoria del Bruno, Atti « La magia nell’Europa moderna » a cura F. Meroi, Florence, Olschki, 2007.]

Visurus magam magni solis filiam,
            Pour voir la magicienne fille du grand soleil

His procedens é latebris,
                          T’avançant hors de ces lieux clos

Ibis Circêum liber in hospicium,
                Tu iras librement au séjour circéen

Haud arctis arctis clusum terminis.           Non confiné par d’étroits confins.

Balantes oues, mugientes & boues,
           Bêlants moutons, bœufs mugissants,

Crissantes hoedorum patres
                       Et bondissants géniteurs de chevreaux,

Visurus, vniuers’ & campi pecora,
              Pour les voir ainsi que le bétail des champs

Cunctasque syluæ bestias.                         Et tous les fauves de la forêt, tu iras.

Concentu vario errabunt cæli volucres,
      Les volatiles mettront leur concert dans l’air,

In terra, in vnd’ in aere.
                               Parcourant le ciel, la terre et les ondes.

Et to dimittent illæsum pisces maris,
           Mais les poissons de la mer te laisseront

Naturali silentio;                                           Passer sans rompre leur silence habituel.

Tandem caueto, quando domum appuleris,
  Attention pourtant, près de la demeure,

Inuenturus domestica:
                                    Quand tu voudras retrouver les familiers :

Namque antè fores, aditumqu’ ant’ atrii,
       Car devant le seuil, juste avant l’atrium,

Limosum se præsentans                                Tout boueux t’apparaîtra

Occurret porcus, cui si forté adhæseris:
    Courant le porc, dont si trop près tu approches,

Limo, dentibus, pedibus:                            De boue, des dents, des pieds

Mordebit, inquinabit, inculcabit,
                  Il te mordra, te souillera, te piétinera,

Et grunditu t’ obtundet.                               Et de son grognement t’assourdira.

Ipsis in foribus, in adituqu’ atrii,
                 Dans l’entrée, sur le seuil même,

Moraus genus latrantium:
                         L’espèce des bêtes aboyeuses

Molestum fiet baubatu multiplici,
              Te submergera de hurlements multiples

Et faucibus terribile.                                  Et t’effraiera de toutes ses gueules.

Hoc ni desipias, & nisi desipiat,
                  Si cela ne t’affole ni ne les rend fous,

Metu dentis, & baculi,
                                 Craignant leurs crocs, eux ton bâton,

Te non mordebit, ipsum non percuties,
      Ils ne te mordront pas, toi ne les frappe pas,

Perges, nec te præpediet.                          Mais va de l’avant, ils ne s’opposeront pas.

Quæ cum solerti euaseris industria,
             Ces épreuves brillamment surmontées,

Interiora subiens :
                                         Poursuivant alors vers l’intérieur,

Solaris volucer to gallus excipiet,
                 Le solaire volatile, le coq, t’accueillera

Solis committens filiæ.
                                  Pour te présenter à la fille di soleil.

(tr. JcV)

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