Rencontre avec Beatrice Alemagna

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Cher.e.s adhérent.e.s de Nos Italies-Paris 3,

Cher.e.s étudiant.e.s du dépt. EIR, 

Dans le cadre du cours « Atelier du traducteur », nous avons le plaisir d’accueillir à la Sorbonne Nouvelle

Beatrice Alemagna 
illustratrice et auteure 

pour rencontre (en langue italienne) qui aura lieu

jeudi 23 mars 2017, à 14h
salle 129 du site Censier

13 Rue Santeuil, 75005. 

 

L’entrée est libre. Venez nombreux !

Dans l’attente de rencontrer l’Auteure et Illustratrice, voici un entretien réalisé dans son atelier pour le lancement de son dernier album, Un grand jour de rien (prix Landerneau jeunesse 2017).

 


Au plaisir de vous revoir,

 
Le bureau de Nos Italies-Paris 3
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Rencontre Nos Italies : jeudi 23 février

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Cher(e)s étudiant(e)s du dépt. d’études italiennes, Chèr(e)s Enseignant(e)s,

Cher(e)s Alumni du dépt. EIR, Cher(e)s sympathisant(e)s de la culture et langue italiennes,

L’Association Nos Italies-Paris 3 a le plaisir de vous convier à une rencontre de lancement de ses activités, qui aura lieu le prochain
23 février 2017, 17h30, à la Bibliothèque d’italien
(Centre Bièvre, 5e étage, 1-5 rue Censier, 75005 Paris).
Nous profiterons de cette occasion pour présenter les activités de l’association (tandem linguistique, sorties, ateliers, etc…) et pour recueillir vos idées et suggestions.

La rencontre sera suivie par un apéritif italien et par une petite surprise théâtrale de la comédienne et conteuse italienne Debora Di Gilio.

Vous pouvez apporter du sucré, du salé, des boissons, à votre convenance.

Au plaisir de vous retrouver nombreux et nombreuses à cette occasion !

 Nos Italies – Paris 3
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Ecrire, ouvrir les frontières

capture-decran-2016-11-19-a-00-49-37La frontière, lieu de rencontre ou de confrontation? Lieu d’ouverture ou de repli ?
Le paradoxe de la frontière réside peut-être en ceci qu’elle est à la fois lieu de rencontre et de confrontation, lieu d’échange et d’exclusion. Les frontières évoluent en permanence, et de manière paradoxale : tandis qu’avec la mondialisation des échanges économiques et internet les frontières semblent devoir s’ouvrir toujours plus, la « crise des migrants » que connaît l’Europe depuis l’été 2015 a remis au goût du jour l’idée d’une affirmation des frontières. Et elles font débat : faut-il les ouvrir grand ou les renforcer ? Ont-elles vocation à être des filtres ? Des remparts contre un danger ? Sont-elles un gage de la sécurité intérieure ou le signe de sa fragilité ? Quand elles ne sont pas un mur hermétique qui étouffe, elles dessinent les contours d’une culture, d’une histoire et, avant tout, d’une langue. Passer une frontière, être étranger, c’est avant tout être confronté à une autre langue. Que nous dit alors la littérature sur ce double mouvement d’exclusion et d’inclusion propre à la frontière ?

 

La maison internationale des littératures (MIL) s’associe à la sixième édition du festival LETTRES D’EUROPE ET D’AILLEURS.

A Paris les 22 et 23 novembre puis à Aix les 25 et 26 novembre (infos : http://www.leroidesaulnes.org), nous entendrons la parole des écrivains JAN BROKKEN (Pays-Bas), ISO CAMARTIN (Suisse), VELIBOR ČOLIĆ (Bosnie/France), ELISABETH HOREM (France/Suisse), FLORINA ILIS (Roumanie), KATJA PETROWSKAJA (Ukraine/Allemagne), ISAAC ROSA (Espagne), ALAIN-CLAUDE SULZER (Suisse), OLGA TOKARCZUK (Pologne), RADU VANCU (Roumanie). Tous, ils interrogent la frontière – qu’elle soit géographique, politique, linguistique, physiologique ou psychologique.

 

Tous les étudiants du dépt. d’études italiennes et roumaines sont invités à suivre cette nouvelle édition du festival et, en particulier, les ateliers de traduction qui se tiendront à Censier le mercredi 23 et e jeudi 24 novembre 2016. Voici le programme complet de ces journées:

Le mardi 22 novembre : table-ronde à 18h30 à la Maison de l’Europe (35, rue des Francs-Bourgeois / 75004 Paris) :

« Les expériences du dépaysement » avec Vélibor Čolić, Elisabeth Horem, Katja Petrowskaja, Olga Tokarczuk.

 

Mercredi 23 Novembre

Matinée : Ateliers de traduction
Lieu : Sorbonne Nouvelle – Campus Censier, 75005 Paris

10h-12h :

Atelier de traduction 1 avec KATJA PETROWSKAJA, ELISABETH HOREM et NICOLE BARY (13, rue de Santeuil, salle 386)

Atelier de traduction 2 avec RADU VANCU et/ou FLORINA ILIS
(1/5 rue Censier, 5e étage, département Études italiennes et roumaines)

jeudi 24 novembre : Atelier de traduction 3  avec FLORINA ILIS et/ou RADU VANCU (13, rue de Santeuil, salle 241)

Après-midi : Conférences-lectures-débat
Lieu : Maison de la Recherche de la Sorbonne Nouvelle

4 rue des Irlandais, 75005 Paris, salle Claude Simon. 14h00-15h30 : Conférences : Littératures hétérolingues

MYRIAM SUCHET, maître de conférences à la Sorbonne Nouvelle : « Pour un imaginaire hétérolingue et… indisciplinaire ».

IULIA-KARIN PATRUT, professeure à l’Université de Flensburg : « Literatur und Interkulturalität heute ».

15h30-16h : Café

16h00-18h00 : Lecture-débat
Avec les écrivains VELIBOR ČOLIĆ (Bosnie/France), FLORINA ILLIS (Roumanie), KATJA PETROWSKAJA (Ukraine/Allemagne), RADU VANCU (Roumanie). Modération : TIPHAINE SAMOYAULT, écrivain et critique, professeure à la Sorbonne Nouvelle.

 

La journée se terminera avec un pot de l’amitié.

 

*****

LES PARTICIPANTS

capture-decran-2016-11-19-a-00-54-51Vélibor Čolić (Bosnie/France). Né en 1964 en Bosnie qu’il quitte en 1992, il revient, dans son travail d’écrivain, sur l’histoire de son pays, mettant les guerres et la redéfinition des frontières au cœur de ses récits. Dans Manuel d’exil. Comment réussir son exil en trente- cinq leçons (Gallimard, 2016), il évoque, entre humour et tristesse, son insertion en France.

Elisabeth HOREM (France/Suisse). Née à Bourges en 1955, elle a vécu dans différents pays dont l’Irak. Dernières publications, Mauvaises rencontres. Nouvelles (2006), Shrapnels. En marge de Bagdad (2005) et Un Jardin à Bagdad (2007), La Mer des Ténèbres. Roman (2015) chez Bernard Campiche.

Florina ILIS (Roumanie). Née en 1968, elle appartient à la nouvelle vague d’auteurs roumains. Dans son dernier roman, Les Vies parallèles (Éditions des Syrtes, 2015), elle reconstitue la dernière partie de la vie du grand poète roumain Mihail Eminescu et brouille les frontières entre le passé et le présent.

Iulia-Karin PATRUT (Roumanie/Allemagne). Née en 1975 à Bucarest d’une mère germanophone de Transsylvanie et d’un père roumain, elle soutient sa thèse sur Paul Celan et Herta Müller à Trêves (Schwarze Schwester – Teufelsjunge, 2006). Elle travaille sur les transferts culturels et l’interculturalité.

Katja PETROWSKAJA (Ukraine/Allemagne). Née à Kiev en 1970, elle étudie les langues slaves en Estonie, aux USA et en Russie avant de s’installer à Berlin en 1999 où elle travaille comme journaliste. C’est en allemand qu’elle écrit son premier roman Peut-être Esther (Seuil, 2015), son roman des origines à travers l’Europe du XXe siècle.

Myriam SUCHET (Québec/France) Maître de conférence à la Sorbonne Nouvelle, son activité principale est de chercher des imaginaires alternatifs aux référentiels de la pensée dominante, notamment dans Indiscipline ! (2016), L’Imaginaire hétérolingue (2014) et Outils pour une traduction postcoloniale (2009).

Radu VANCU (Roumanie) est né à Sibiu en 1978. Considéré par la critique comme l’un des plus originaux de sa génération, il a publié sept recueils de poésie plusieurs fois primés. Il est aussi critique littéraire, enseignant à l’Université de Sibiu et traducteur de l’anglais, et édite les revues littéraires Poesis International et Transilvania.

Tiphaine SAMOYAULT (France) a publié de nombreux livres, récits et essais. Les derniers parus sont Bête de cirque (Seuil, 2013) et Roland Barthes (Seuil, 2015). Elle enseigne en particulier la théorie de la traduction et la littérature comparée, et co-dirige le journal littéraire en ligne En attendant Nadeau.

15/10 bibliothèque Robert-Desnos, Montreuil : inauguration fonds en langue roumaine

Chères et Chers ami(e) et collègues,
C’est un beau projet qui se réalise aujourd’hui avec succès, 
grâce à l’enthousiaste équipe de la Bibliothèque Robert-Desnos de Montreuil. 
Le département EIR de la Sorbonne Nouvelle est présent par ses étudiants en roumain dans cette bibliothèque, par l’intermédiaire de la Bibliothèque d’Etudes Italiennes et Roumaines depuis le mois de janvier 2016.
Nous avons donc la joie de vous inviter à célébrer ensemble le livre roumain
par une conférence sur la littérature roumaine intitulée : 
Portraits d’auteurs, portrait d’une littérature,
animée des lectures de fragments littéraires en roumain et en français
faites par les étudiants en DLCR (certains dans leur traduction), 
et suivie de danses, de musique et de plats traditionnels roumains.
A la joie de vous y retrouver,
Laura Zăvăleanu
***
INVITATION À L’INAUGURATION
DU FONDS EN LANGUE ROUMAINE

à la découverte de la culture roumaine

LE 15/10 à la bibliothèque Robert-Desnos

de Montreuil à partir de 16h

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Les bibliothèques de Montreuil ont à cœur de proposer dans leurs collections des livres en langues étrangères et en bilingues pour tous les âges, favorisant la diffusion et la transmission des cultures présentes sur le territoire. À l’occasion de la création d’un fonds en langue roumaine, la Roumanie est mise à l’honneur toute l’après-midi et en début de soirée !

Au programme :

  • à 16 h : une conférence sur la culture et la littérature roumaine par Laura Zavaleanu, professeur de langue et de civilisation roumaine à l’Université Sorbonne Nouvelle Paris III

  • à 18 h : musiques et danses de Roumanie, ainsi que dégustation de mets typiques avec l’association Saint Stephan le Grand.

Pour diffuser l’information, vous trouverez le flyer de l’évènement ici.

 

Bibliothèque Robert-Desnos
14 bd Rouget-de-Lisle – 93100 Montreuil
01 48 70 69 04
Ligne 9 – Mairie de Montreuil

 

Rencontre avec Anaïs Ginori le 18 mars 2016

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A deux mois de la parution de son dernier livre, nous avons le plaisir d’organiser une

 

Rencontre avec Anaïs Ginori,

correspondante à Paris

du quotidien La Repubblica

 

vendredi 18 mars 2016, 14h30

Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3

site Censier – 3e étage – salle 312

 

Tou(te)s les étudiant(e)s et les enseignant(e)s du département d’italien sont invité(e)s à participer au débat.

Pour en savoir plus sur Le Kiosquier de Charlie, une présentation télévisée est disponible en ligne, ainsi que des compte-rendus sur Libération et les inRocKuptibles.

 

 

 

FRONTiere, MARches – P.S.

Philothei Iordani Bruni nolani Cantus circæus

                      Une autre langue couramment utilisée, sinon ‘courante’ dans la péninsule italienne, au moins jusqu’au milieu du XVIIIe siècle, était le latin moderne. Des poètes modernes et contemporains, par ailleurs, ont écrit (et non banalement traduit) dans cette langue, de Pascoli à Sovente, pour n’en citer que deux… Voici, à titre de simple illustration, le Chant de Circé, sorte d’introduction poétique au traité ésotérique et mnémonique de même titre, publié à Paris en 1582 par E. Gilles pour le compte de Giordano Bruno alors absent de la capitale. En son nom, J. Regnault dédie ce livre au chevalier Henri d’Angoulême, grand Prieur de France et Gouverneur de Provence, demi-frère du roi Henri III : « Ad Altissimum Principem Henricum d’Angoulesme, magnum Galliarum Priorem, in Provincia Regis locumtenentem, &c. », comme on lira ci-dessous.

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[Voir, sur l’ouvrage lui-même : M. Matteoli – R. Sturlese, Il canto di Circe e la ‘magia’ della nuova arte della memoria del Bruno, Atti « La magia nell’Europa moderna » a cura F. Meroi, Florence, Olschki, 2007.]

Visurus magam magni solis filiam,
            Pour voir la magicienne fille du grand soleil

His procedens é latebris,
                          T’avançant hors de ces lieux clos

Ibis Circêum liber in hospicium,
                Tu iras librement au séjour circéen

Haud arctis arctis clusum terminis.           Non confiné par d’étroits confins.

Balantes oues, mugientes & boues,
           Bêlants moutons, bœufs mugissants,

Crissantes hoedorum patres
                       Et bondissants géniteurs de chevreaux,

Visurus, vniuers’ & campi pecora,
              Pour les voir ainsi que le bétail des champs

Cunctasque syluæ bestias.                         Et tous les fauves de la forêt, tu iras.

Concentu vario errabunt cæli volucres,
      Les volatiles mettront leur concert dans l’air,

In terra, in vnd’ in aere.
                               Parcourant le ciel, la terre et les ondes.

Et to dimittent illæsum pisces maris,
           Mais les poissons de la mer te laisseront

Naturali silentio;                                           Passer sans rompre leur silence habituel.

Tandem caueto, quando domum appuleris,
  Attention pourtant, près de la demeure,

Inuenturus domestica:
                                    Quand tu voudras retrouver les familiers :

Namque antè fores, aditumqu’ ant’ atrii,
       Car devant le seuil, juste avant l’atrium,

Limosum se præsentans                                Tout boueux t’apparaîtra

Occurret porcus, cui si forté adhæseris:
    Courant le porc, dont si trop près tu approches,

Limo, dentibus, pedibus:                            De boue, des dents, des pieds

Mordebit, inquinabit, inculcabit,
                  Il te mordra, te souillera, te piétinera,

Et grunditu t’ obtundet.                               Et de son grognement t’assourdira.

Ipsis in foribus, in adituqu’ atrii,
                 Dans l’entrée, sur le seuil même,

Moraus genus latrantium:
                         L’espèce des bêtes aboyeuses

Molestum fiet baubatu multiplici,
              Te submergera de hurlements multiples

Et faucibus terribile.                                  Et t’effraiera de toutes ses gueules.

Hoc ni desipias, & nisi desipiat,
                  Si cela ne t’affole ni ne les rend fous,

Metu dentis, & baculi,
                                 Craignant leurs crocs, eux ton bâton,

Te non mordebit, ipsum non percuties,
      Ils ne te mordront pas, toi ne les frappe pas,

Perges, nec te præpediet.                          Mais va de l’avant, ils ne s’opposeront pas.

Quæ cum solerti euaseris industria,
             Ces épreuves brillamment surmontées,

Interiora subiens :
                                         Poursuivant alors vers l’intérieur,

Solaris volucer to gallus excipiet,
                 Le solaire volatile, le coq, t’accueillera

Solis committens filiæ.
                                  Pour te présenter à la fille di soleil.

(tr. JcV)

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