Ecrire, ouvrir les frontières

capture-decran-2016-11-19-a-00-49-37La frontière, lieu de rencontre ou de confrontation? Lieu d’ouverture ou de repli ?
Le paradoxe de la frontière réside peut-être en ceci qu’elle est à la fois lieu de rencontre et de confrontation, lieu d’échange et d’exclusion. Les frontières évoluent en permanence, et de manière paradoxale : tandis qu’avec la mondialisation des échanges économiques et internet les frontières semblent devoir s’ouvrir toujours plus, la « crise des migrants » que connaît l’Europe depuis l’été 2015 a remis au goût du jour l’idée d’une affirmation des frontières. Et elles font débat : faut-il les ouvrir grand ou les renforcer ? Ont-elles vocation à être des filtres ? Des remparts contre un danger ? Sont-elles un gage de la sécurité intérieure ou le signe de sa fragilité ? Quand elles ne sont pas un mur hermétique qui étouffe, elles dessinent les contours d’une culture, d’une histoire et, avant tout, d’une langue. Passer une frontière, être étranger, c’est avant tout être confronté à une autre langue. Que nous dit alors la littérature sur ce double mouvement d’exclusion et d’inclusion propre à la frontière ?

 

La maison internationale des littératures (MIL) s’associe à la sixième édition du festival LETTRES D’EUROPE ET D’AILLEURS.

A Paris les 22 et 23 novembre puis à Aix les 25 et 26 novembre (infos : http://www.leroidesaulnes.org), nous entendrons la parole des écrivains JAN BROKKEN (Pays-Bas), ISO CAMARTIN (Suisse), VELIBOR ČOLIĆ (Bosnie/France), ELISABETH HOREM (France/Suisse), FLORINA ILIS (Roumanie), KATJA PETROWSKAJA (Ukraine/Allemagne), ISAAC ROSA (Espagne), ALAIN-CLAUDE SULZER (Suisse), OLGA TOKARCZUK (Pologne), RADU VANCU (Roumanie). Tous, ils interrogent la frontière – qu’elle soit géographique, politique, linguistique, physiologique ou psychologique.

 

Tous les étudiants du dépt. d’études italiennes et roumaines sont invités à suivre cette nouvelle édition du festival et, en particulier, les ateliers de traduction qui se tiendront à Censier le mercredi 23 et e jeudi 24 novembre 2016. Voici le programme complet de ces journées:

Le mardi 22 novembre : table-ronde à 18h30 à la Maison de l’Europe (35, rue des Francs-Bourgeois / 75004 Paris) :

« Les expériences du dépaysement » avec Vélibor Čolić, Elisabeth Horem, Katja Petrowskaja, Olga Tokarczuk.

 

Mercredi 23 Novembre

Matinée : Ateliers de traduction
Lieu : Sorbonne Nouvelle – Campus Censier, 75005 Paris

10h-12h :

Atelier de traduction 1 avec KATJA PETROWSKAJA, ELISABETH HOREM et NICOLE BARY (13, rue de Santeuil, salle 386)

Atelier de traduction 2 avec RADU VANCU et/ou FLORINA ILIS
(1/5 rue Censier, 5e étage, département Études italiennes et roumaines)

jeudi 24 novembre : Atelier de traduction 3  avec FLORINA ILIS et/ou RADU VANCU (13, rue de Santeuil, salle 241)

Après-midi : Conférences-lectures-débat
Lieu : Maison de la Recherche de la Sorbonne Nouvelle

4 rue des Irlandais, 75005 Paris, salle Claude Simon. 14h00-15h30 : Conférences : Littératures hétérolingues

MYRIAM SUCHET, maître de conférences à la Sorbonne Nouvelle : « Pour un imaginaire hétérolingue et… indisciplinaire ».

IULIA-KARIN PATRUT, professeure à l’Université de Flensburg : « Literatur und Interkulturalität heute ».

15h30-16h : Café

16h00-18h00 : Lecture-débat
Avec les écrivains VELIBOR ČOLIĆ (Bosnie/France), FLORINA ILLIS (Roumanie), KATJA PETROWSKAJA (Ukraine/Allemagne), RADU VANCU (Roumanie). Modération : TIPHAINE SAMOYAULT, écrivain et critique, professeure à la Sorbonne Nouvelle.

 

La journée se terminera avec un pot de l’amitié.

 

*****

LES PARTICIPANTS

capture-decran-2016-11-19-a-00-54-51Vélibor Čolić (Bosnie/France). Né en 1964 en Bosnie qu’il quitte en 1992, il revient, dans son travail d’écrivain, sur l’histoire de son pays, mettant les guerres et la redéfinition des frontières au cœur de ses récits. Dans Manuel d’exil. Comment réussir son exil en trente- cinq leçons (Gallimard, 2016), il évoque, entre humour et tristesse, son insertion en France.

Elisabeth HOREM (France/Suisse). Née à Bourges en 1955, elle a vécu dans différents pays dont l’Irak. Dernières publications, Mauvaises rencontres. Nouvelles (2006), Shrapnels. En marge de Bagdad (2005) et Un Jardin à Bagdad (2007), La Mer des Ténèbres. Roman (2015) chez Bernard Campiche.

Florina ILIS (Roumanie). Née en 1968, elle appartient à la nouvelle vague d’auteurs roumains. Dans son dernier roman, Les Vies parallèles (Éditions des Syrtes, 2015), elle reconstitue la dernière partie de la vie du grand poète roumain Mihail Eminescu et brouille les frontières entre le passé et le présent.

Iulia-Karin PATRUT (Roumanie/Allemagne). Née en 1975 à Bucarest d’une mère germanophone de Transsylvanie et d’un père roumain, elle soutient sa thèse sur Paul Celan et Herta Müller à Trêves (Schwarze Schwester – Teufelsjunge, 2006). Elle travaille sur les transferts culturels et l’interculturalité.

Katja PETROWSKAJA (Ukraine/Allemagne). Née à Kiev en 1970, elle étudie les langues slaves en Estonie, aux USA et en Russie avant de s’installer à Berlin en 1999 où elle travaille comme journaliste. C’est en allemand qu’elle écrit son premier roman Peut-être Esther (Seuil, 2015), son roman des origines à travers l’Europe du XXe siècle.

Myriam SUCHET (Québec/France) Maître de conférence à la Sorbonne Nouvelle, son activité principale est de chercher des imaginaires alternatifs aux référentiels de la pensée dominante, notamment dans Indiscipline ! (2016), L’Imaginaire hétérolingue (2014) et Outils pour une traduction postcoloniale (2009).

Radu VANCU (Roumanie) est né à Sibiu en 1978. Considéré par la critique comme l’un des plus originaux de sa génération, il a publié sept recueils de poésie plusieurs fois primés. Il est aussi critique littéraire, enseignant à l’Université de Sibiu et traducteur de l’anglais, et édite les revues littéraires Poesis International et Transilvania.

Tiphaine SAMOYAULT (France) a publié de nombreux livres, récits et essais. Les derniers parus sont Bête de cirque (Seuil, 2013) et Roland Barthes (Seuil, 2015). Elle enseigne en particulier la théorie de la traduction et la littérature comparée, et co-dirige le journal littéraire en ligne En attendant Nadeau.

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