La littérature italienne et la Grande Guerre – L’étranger ennemi et frère.

 Lundi 2 décembre 2013, à 18h30 : Conférence à la Maison de l’Italie de Giovanni Capecchi, Docente di Letteratura italiana Università per Stranieri di Perugia. Incontro animato da Nicola Guarino di Altritaliani e Roberto Barnabé di Italiance

Capture d’écran 2013-11-28 à 14.21.11Giovanni Capecchi, professeur de littérature à l’Université pour étudiants étrangers de Pérouse, présentera un tableau d’ensemble de la littérature italienne née durant la première guerre mondiale ou liée au conflit de 1914-1918 à travers des auteurs qui ont combattu (de Renato Serra à Giuseppe Ungaretti, de Giani Stuparich à Emilio Lussu) mais également à partir de témoignages d’écrivains qui ont vécu la guerre « à distance » parce que renvoyés à l’arrière (tels Aldo Palazzeschi, Umberto Saba et Carlo Emilio Gadda) ou encore parce qu’ils n’étaient plus assez jeunes (Luigi Pirandello, Italo Svevo, Federico De Roberto.

giovanni5101-cop-Capecchi_a1La rencontre – en langue italienne – sera animée par Nicola Guarino d’Altritaliani, Roberto Giacone, directeur de la Maison de l’Italie, et Roberto Barnabé, du Centre Italiance.

Elle est organisée avec le soutien de l’Istituto Italiano di Cultura, la SIES (Société des Italianistes de l’Enseignement supérieur), le magazine Focus In et La Libreria, de Paris.

Pour l’affiche en italien : affiche incontro Capecchi Grande Guerra Parigi.

Entrée libre.Maison de l’Italie – Cité Internationale Universitaire, 7A boulevard Jourdan – 75014 Paris. Accès : RER B Cité U, Tram T3 Cité U.

 

 

INVITATION A S’ASSEOIR

roumanie

Exposition Photo de Luca Casavola

du 20 novembre au 20 décembre 2013
du lundi au vendredi, de 10h à 13h et de 14h à 18h
Vernissage le 20 novembre à 18h30

Institut Culturel Roumain
1 rue de l’Exposition, 75007 Paris
Tél : +33 (0) 1 47 05 15 31
http://institutroumain.wordpress.com/

Intérieur/Extérieur, Jour/Nuit, Privé/Public… les couples oppositionnels font florès dans la structuration de notre espace quotidien.
Le travail de Luca Casavola invite à dépasser ces partitions binaires pour explorer des espaces limites, des espaces « entre », tels ces bancs, caractéristiques de l’habitat roumain, excroissances de la sphère privée projetées dans la sphère publique – autant d’invitations à la rencontre. Rencontres entre chien et loup lorsque les tensions de la journée retombent, rencontres entre les générations lorsque s’ouvre un temps de vacance à partager, rencontres d’un photographe qui nous propose ici de parcourir des espaces de vie qui chaque jour se réinventent.

(Texte de Isabelle Mayaud)

Boccace en Italie et en Espagne

Cher(e)s étudiant(e)s,

Un colloque international sur « Boccace en Italie et en Espagne », organisé par le Centre de recherche LECEMO (CIRRI-CRES), aura lieu cette semaine du 6 au 9 novembre dans notre Université et à la Cité universitaire. Le programme est disponible en cliquant sur le lien suivant : Colloque réception Boccace en Italie et en Espagne_6-9 nov. 2013.

Nous espérons vous retrouver nombreux.

L’après-midi du 6 novembre se terminera par un concert de musique italienne de la Renaissance, à Censier (Amphi B à 20h), par l’Ensemble Sorbonne Scholars.
Affiche concert
Pour terminer, l’après-midi du 8 novembre, à la Maison de l’Italie, vous serez conviés aussi à une projection du Decameron de Pasolini à 17h30. Sera présente à la projection Gabriella Maione, qui joua dans le film le rôle de la « bella ciciliana ».
Vous êtes les bien-venus!
Les organisatrices du Colloque

Corsi d’italiano a Camerino (Marche)

La Scuola Dante Alighieri di Camerino propone corsi di lingua italiana per stranieri. Informazioni disponibili sul sitoweb della scuola.

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   Grazie ad una borsa di studio, ho potuto passare il mese di agosto a Camerino, nelle Marche. Un soggiorno meraviglioso che posso considerare come uno dei più bei momenti nella mia vita. Si può dire sinceramente che la Scuola Dante Alighieri di Camerino sa creare per i suoi studenti un vero e proprio ambiente italiano, non solo durante le lezioni, ma anche fuori dai muri della scuola. Tutto lo staff cerca di creare un ambiente amichevole, anzi familiare, eliminando tutte le barriere tipiche che esistono normalmente in una relazione tra un insegnante e uno studente. Ad esempio, all’inizio era difficile per me abituarmi a dare del tu a un professore, pero poi quel problema scompare velocemente.

Oltre alle lezioni d’italiano tipiche, arricchite da molte attività stimolanti la nostra creatività, e alle lezioni di cultura (musica, Divina commedia, emigrazione, letteratura contemporanea), la scuola organizza le gite alle città più vicine, come Gubbio, Assisi, Tolentino, Civitanova Marche (al mare), e a quelle più lontane e più conosciute, tra cui Roma, Firenze, Bologna, dove i nostri insegnanti diventano le guide. Sono previste anche altre gite (Venezia, Siena, Pisa, San Marino), ma si devono pagare.

In più, a Camerino stesso e nei dintorni hanno luogo diversi avvenimenti culturali (teatro, cinema all’aria aperta, opera, degustazione di vini e prodotti regionali), a cui la scuola ci invita cordialmente, essendo spesso uno degli organizzatori, per conoscere meglio la cultura dell’Italia. Benché si abbia molto tempo libero, c’è sempre qualcosa da fare per passare il tempo con gli altri, invece di annoiarsi.

UnknownCamerino stesso è un luogo affascinante. Gli abitanti si sono abituati alla presenza di ospiti da tutto il mondo e molto spesso cominciano a parlare come se ci conoscessimo da sempre, per chiederci come va, cosa succede nei nostri paesi, qual è la nostra opinione sull’Italia, ecc. Purtroppo, durante le vacanze Camerino diventa una sorta di deserto, tenendo presente che la maggior parte dei suoi abitanti sono gli studenti. Comunque, bisogna ricordare che ci sono sempre più di 150 studenti della Dante!

Per concludere, direi che, nonostante il fatto che imparare l’italiano e immergersi nella cultura italiana sia l’elemento fondamentale di questo soggiorno, per me la parte più importante è stata la dimensione internazionale. Camerino non è soltanto un incontro con la cultura italiana. È un incontro con le culture di 5 diversi continenti, perché Camerino diventa una capitale della diversità culturale nel cuore della penisola appenninica. Tutti quegli studenti di diversa provenienza hanno una passione per l’italiano – una lingua che è diventata uno strumento di comunicazione internazionale, che ci permette di creare delle amicizie che, spero, dureranno a lungo e grazie alle quali ritornerò spesso in Italia.

Adrian Trusinski

Licence 2e année, études italiennes

Université Sorbonne Nouvelle Paris 3

Une Renaissance de rêve… au musée du Luxembourg !

La Renaissance et le rêve  

Musée du Luxembourg, du 9 octobre 2013 au 26 janvier 2014

Informations et réservation sur le site du musée

Du 9 octobre au 26 janvier, dans le cadre bucolique du Jardin du Luxembourg, quatre-vingts toiles, ainsi que plusieurs éditions rares d’œuvres littéraires en dialogue étroit avec ces images et leur genèse  (Aristote, Macrobe, Apulée, Ovide, Hippocrate, Ficin et d’autres encore), s’offrent à nous dans l’obscurité onirique du musée et nous invitent à quitter le monde diurne des certitudes et de la lumière pour nous plonger dans l’univers nocturne de l’ambivalence et de la lueur. Nous sommes dans la première section de l’exposition, celle consacrée à la nuit et à ses représentations allégoriques (images 1 et 2)… endormez-vous, le voyage commence !

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Images 1. et 2.

 

Dans l’abandon du sommeil, le rêve, qui anime la deuxième section de l’exposition, se configure tel un espace éphémère et métaréel où l’homme, le dormeur/rêveur,  rencontre le divin, le temps présent se plie aux prophéties de l’avenir et l’âme, désarmée et endormie, devient proie de tentations cauchemardesques et de visions et révélations paradisiaques ; l’autre face d’un âge d’or de l’imagination et de la création dans lequel la perte temporaire de la raison (dépossession du sujet) n’est pas seulement souhaitable, mais aussi nécessaire afin de s’élever à une plénitude spirituelle et d’atteindre ainsi l’inspiration artistique (images 3 et 4).

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Images 3. et 4.

 

Délivrance divine du corps et de la pesanteur terrestre ou plutôt abandon temporaire et dangereux de la raison et de la vertu ? Le ravissement onirique, lieux de sensualité et de mystère, s’ouvre aux yeux du spectateur sous le signe du symbole et du pressentiment. Entre révélations célestes et avertissements prophétiques (image 6), le défi d’une interprétation exhaustive est lancé : songe véridique ou rêve trompeur ? Le pinceau traduit l’énigme polyvalente d’un message au destinateur inconnu, la célèbre gravure de Albrecht Dürer (image 5) témoigne bien de cette polysémie onirique. Depuis 1498, cette œuvre au sujet très controversé, ne cesse pas de mettre à dure épreuve la sagacité des historiens de l’art, menés à devenir interprètes de rêves.

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Images 5. et 6.

 

Et si la révélation divine mêle rêve et rêveur dans la lumière véridique du salut, comme on le voit dans La vision de Sainte Hélène de Paolo Veronse (image 7), c’est dans la terreur cauchemardesque des ténèbres et de la perdition hallucinée, entre damnés torturés et démons infernaux, que s’éveille la conscience du pécheur face aux conséquences admonitrices des vices humaines (image 8).

78Images 7. et 8.

 

Quand le rêve tourne au cauchemar, quand la vacatio animae n’est que paresse et lascivité, quand la lucidité diurne sombre dans les formes hybrides et grotesques du chaos et de la perdition, l’imagination du peintre ne connaît plus de limites dans l’expression de pures représentations oniriques. Devant les toiles de Jéronimus Bosch (image 9), toute interprétation logique se heurte contre un manque intrinsèque de raison, cette lumière salvatrice qui s’est éteinte pendant un trop long sommeil et qui offre à l’artiste la possibilité d’exprimer l’extraordinaire et l’horrible.

9L’exposition, dont les différentes sections retracent les étapes idéales d’une nuit à la Renaissance, traverse sur la pointe des pieds les rêves de plusieurs rêveurs, leurs visions et hallucinations – entre grâce divine, érotisme subtil et cauchemars démoniaques – et elle s’achève, comme chaque songe, à l’aube. Dans l’espace liminaire et safrané du matin de Battista Dossi (image 10), la déesse Aurore avance et les esprits se raniment, la raison endormie s’éveille et l’homme regagne le contrôle de soi et de ses propres actes. Et pourtant un doute demeure, caché sous une apparente maîtrise retrouvée, tel un don de la nuit, une révélation troublante et indistincte qui ne manquera pas de germer à nouveau une fois la nuit retombée.

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Elisabetta Simonetta

doctorante études italiennes Paris 3

 

Légendes images :

1. Michele di Ridolfo del Ghirlandaio, Allégorie de la nuit (d’après Michel-Ange), 1553-1555, Galleria Colonna, Rome.

2. Battista Dossi, Allégorie de la nuit, 1543-1544 , Gemäldegalerie Alte Meister, Dresde.

3. Lorenzo Lotto, Apollon endormi, 1530, Szépmuvészeti Museum, Budapest.

4. Lorenzo Lotto, Le songe de la jeune fille ou Allégorie de la chasteté, 1505, National Gallery of Art, Washington.

5. Albert Dürer, La tentation du paresseux ou Le rêve du docteur, 1498, The Israel Museum, Jérusalem.

6. Francesco del Brina, Le rêve de la vie humaine (d’après Michel-Ange), Seconde moitié du XVIe siècle, Galleria degli Uffizi, Florence.

7. Paolo Caliari, dit Véronèse, La vision de Sainte Hélène, 1570-1575, The National Gallery, Londres.

8. Hyeronymus Bosch, L’Enfer (détail), 1505-1510, Palazzo Grimani, Venise.

9. École de Hyeronymus Bosch, La Vision de Tondale, 1520-1530, Museo Lazaro Galdiano, Madrid.

10. Battista Dossi, Le matin : Aurore et les chevaux d’Apollon, 1544, Gemäldegalerie Alte Meister, Dresde.