Bellissima, de Luchino Visconti (1951)

Bellissima_ViscontiHo scoperto questo film grazie a un corso sul cinema italiano, e tra i film che abbiamo visto, ho scelto questo, perché mi è piaciuto di più.

Attraverso un episodio della vita di Maddalena (interpretata da una Anna Magnani bellissima), una mamma che cerca di dare un futuro decente alla figlia, Visconti fa una critica dell’ambiente del cinema, un cinema come illusione. Mentre questo personaggio di carattere impressionante s’impegna per realizzare il suo sogno attraverso la vita della propria figlia, e scopre piano piano gli intrallazzi che stanno dietro il mondo del cinema.

Un film veramente toccante dal punto di vista umano : dopo la ricostruzione materiale del secondo Dopoguerra, una famiglia combatte per ricostruirsi una bella vita. Vediamo una coppia piena di progetti, che vengono a cadere poco a poco, scoprendo l’illusione e la pena che trascina questa battaglia.

Quindi un film di speranza caduta, di sogno rotto, bellissimo.

Juliette Wolff, étudiante L3

Sur ce film voir aussi le commentaire posté le 13/1/12.

« Django » de Sergio Corbucci (1966) ce mercredi 23 janvier

Aff DJANGO

Nous avons le plaisir de vous annoncer la sortie en version restaurée du film Django de Sergio Corbucci, qui a inspiré le nouveau film de Quentin Tarantino Django Unchained. 

Le film sera proposé dès le mercredi 23 janvier au cinéma Le Nouveau Latina et au Reflet Médicis (tarif étudiant 7 €).

Aux côtés de la « trilogie du dollar » de Sergio Leone, Django est une du western spaghetti, immortalisé par l’interprétation magistrale de Franco Nero en vengeur impitoyable. D’une intensité saisissante, la mise en scène de Corbucci mêle réalisme social, humour et spectacle de haute volée. 

Ce western fou et jouissif ressort à pic pour accompagner le nouveau film de Quentin Tarantino ! Voici le dossier de presse: COMM PRESSE DJANGO.

Pour moi, le western ultime est celui de Sergio Corbucci. Car, jamais jusqu’alors, on avait vu tant de violence, de brutalité, d’irréalité aussi parfois. C’est vers cela que je voulais aller avec « Django Unchained ». Un Ouest sauvage et implacable.     QUENTIN TARANTINO

Capture d’écran 2013-01-20 à 16.10.46

FRONTiere, MARches (13)

Enzo Gragnaniello, né au coeur populaire de Naples il y a 59 ans, créateur du groupe « Banchi Nuovi », vainqueur du prix Tenco à trois reprises, a chanté avec l’inoubliable Murolo e vit toujours dans les quartiers « espagnols » de la ville. A écrit pour Andrea Bocelli. Son succès Cu’ mme lui a valu une gloire internationale. En 2007, le disque Erba cattiva dont est tiré le texte présenté ici marque un virage. Du mélange avec le rock napolitain et de l’indignation civile naît en 2011 Radici qui a laissé une profonde impression (chanson du camorriste, chanson contre la pollution Sott’o mmare, etc.), encore sensible aujourd’hui quand il se produit en public dans le sud de la péninsule. Voici donc ‘Stu criatu, sorte de cantique des créatures laïc, ou peut-être pasolinien :

‘Stu criatu

’O saccio, ’o saccio je sulamente  Je sais, je sais moi seulement
Chelle c’aggio passate quanne ll’angelo è vulate,  C’que j’ai souffert quand un ange a passé
Chelle c’aggio passate quanne ll’angelo è vulate  C’que j’ai souffert quand un ange a passé
Quanne ll’angelo è vulate c’aggio passate.  Quand l’ange est passé j’ai dégusté.
’Na voce, ’na voce mmo rripete  Un’ voix, un’ voix depuis répète
Nun perdere cchiù tiempe circa r’essere felice  Ne perds plus ton temps, essaie d’être heureux
Nun perdere cchiù tiempe circa r’essere felice  Ne perds plus ton temps, essaie d’être heureux
Cerca d’essere felice, nun ce sta tiempe.  Essaie d’être heureux, il n’est que temps.
E cante’, e cantene l’aucielle  Et ils chantent, chantent les oiseaux
E cantene sultante quanno è sante lu pensiere  Ils chantent seul’ment pour sainte pensée
E cantene sultante quanno è sante lu pensiere  Chantent seulement pour sainte pensée
Quann’ è sante lu pensiere canta l’aucielle.  Quand elle est sainte l’oiseau chante.
 ‘A notte, ‘a notte tene ‘e stelle   La nuit, la nuit a ses étoiles
’E stelle hanno brillate fino a quanne l’ è guardate  Les étoiles brillent tant qu’on regarde
Le stelle hanno brillate fino a quanne l’ è guardate  Les étoiles brillent tant qu’on les r’garde
Fino a quanne l’ è guardate hanno brillate.  Tant qu’on a r’gardé ell’s ont brillé.
’A pace, ’a pace è comme ’a pece  La paix, la paix, c’est comm’ la poix
E ’a mette ’ncopp’ ’o ffuoche chille ca nun è capace  Au feu la met qui n’en est pas capable
Chille ca nun è capace mette ’o ffuoche sotto ’a pace  Qui n’est pas capable la met au feu
Mette ’o ffuoche sott’ ’a pace chi nn’ è capace.  Feu sous paix qui n’en est pas capable.
’A vocca, ’a vocca è comm’ ’e rrose  La bouche, la bouche est comm’ les roses
Quanne parle d’ammore tene ’e spine ’nde ’e pparole  Ell’ parle d’amour, ses mots pleins d’épines
Quanne parle d’ammore tene ’e spine ’nde ’e pparole  Quand parle d’amour, c’est mots pleins d’épines
Tene ’e spine ’nd’ ’e pparole si rice  ammore.  Plein d’épin’s dans ses mots d’amour.
’A vita, ’a vita è comme ’a morte  La vie, la vie est comme la mort
Stanne vicine ’e casa nun se ponne appiccecà  Deux voisines qui n’ peuvent pas s’entendre
Stanne vicine ’e case nun se ponno appiccecà  Deux voisin’s, et ell’s ne peuvent s’entendre
Nun se ponno appiccecà songh’ una cosa.  Ne peuv’nt s’entendr’ car sont pareilles.
E tu, e tu figlie ’e Maria  Et toi, et toi fils de Marie
Tu nun si’ mmanghe nate già si’ state cundannate  Même pas né, t’es déjà condamné
Tu nun si’ mmanche nate già si’ state cundannate  Même pas né t’es déjà condamné
Già si’ state cundannate appena nate.  Déjà condamné à peine né.
’E figlie, ’e figlie songhe ’e Ddie  Les fils, les filles sont au bon dieu
E nun se tocca niente ’e chelle ch’ è state criate  On ne touche pas c’qui a été créé
Chelle ch’ è state criate, nun ce l’amme mai ’mparate  C’qui a été créé, on l’a jamais appris
Nun ce l’amme mai ’mparate chistu criate.  On n’a jamais appris ce créé.

 (JcV)

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Voici une interprétation en musique

Voir, ici même, FRONTiere, MARches (2), la tammurriata napolitaine

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L’Italie, avec Marc Lazar

Un extrait de l’émission « L’esprit public« , sur France culture.

Marc Lazar, vous êtes professeur d’Histoire et de sociologie politique à l’Institut d’Etudes politiques de Paris et professeur associé à l’université LUISS-Guido Carli de Rome. Vous animez le Groupe de recherches pluridisciplinaires sur l’Italie Contemporaine au Centre d’Etudes et de Recherches Internationales (CERI).Vous avez dirigé avec Marie-Anne Matard-Bonucci l’ouvrage collectif L’Italie des années de plomb, paru chez Autrement en 2010, ainsi que L’Italie contemporaine de 1945 à nos jours, paru chez Fayard en 2009. Cette même année, vous aviez également publié L’Italie sur le fil du rasoir : Changements et continuités de l’Italie contemporaine, aux éditions Perrin.

Président du Conseil de 1994 à 1995, puis de 2001 à 2006 et depuis 2008, Silvio Berlusconi a démissionné le 12 novembre 2011, sous la pression conjuguée des marchés financiers, de la Commission de Bruxelles, de la Banque Centrale Européenne et du président de la République Giorgio Napolitano. Ce dernier a nommé pour lui succéder l’ancien commissaire européen et économiste Mario Monti, qui a constitué un gouvernement de transition composé de 17 ministres, pour la plupart hauts fonctionnaires ou chefs d’entreprises n’ayant jamais exercé de mandat électif. « Je suis parvenu à la conclusion que l’absence de responsables politiques dans le gouvernement faciliterait la vie de l’exécutif, enlevant des motifs d’embarras » aux représentants des partis, avait déclaré M. Monti au lendemain de sa nomination. Bénéficiant d’un large vote de confiance au moment de son investiture, recevant le soutien des 3 principaux partis, ce gouvernement « technique » a fait adopter des mesures d’envergure dès les six premiers mois de son mandat. Sa réforme des retraites prévoit l’allongement de la durée des cotisations à 42 ans, un recul  à 67 ans de l’âge du départ à compter de 2021 et le gel des pensions supérieures à 1.400 euros, à quoi s’ajoute à une série de hausses d’impôts et de taxes. L’Italie, 3ème économie européenne après l’Allemagne et la France, souffre d’une croissance faible depuis une décennie. Le pays est entré en récession fin 2011, et le PIB devrait reculer de 2,3% cette année et de 0,5% l’an prochain. Le chômage touchait en octobre 11,1% de la population active et plus de 36% des jeunes de moins de 25 ans. La dette publique frôle les 2.000 milliards d’euros, soit 126% du PIB.

Le 8 décembre, Mario Monti a fait part au Président Napolitano de son intention de démissionner après l’adoption par le Parlement du budget 2013. Cette annonce est intervenue après que le Peuple de la Liberté, le parti fondé par Silvio Berlusconi en 2009, lui a retiré sa confiance en refusant de voter deux textes législatifs. Le même jour, Silvio Berlusconi annonçait qu’il avait l’intention d’être candidat pour un nouveau mandat à la Présidence du Conseil. L’ancien ministre des affaires étrangères et président du parti de centre-droit Futur et liberté pour l’Italie, Gianfranco Fini, ainsi que plusieurs responsables de la frange modérée du Peuple de la Liberté, parmi lesquels son secrétaire général Angelino Alfano, se sont quant à eux prononcés en faveur d’une candidature de Mario Monti.

Le 2 décembre, le secrétaire général du Parti Démocrate (centre gauche) fondé en 2007, Pier Luigi Bersani, a remporté les primaires contre le maire de Florence Matteo Renzi, en recueillant 60,9% des suffrages. 2,8 millions de sympathisants de gauche se sont rendus aux urnes au 2ème tour de ce scrutin, et plus de 3 millions ont voté au 1er tour. M. Bersani a bénéficié du ralliement de Nicchi Vendola, leader du parti « Gauche, écologie et liberté », qui avait recueilli au premier tour plus de 15% des suffrages.

Les élections générales devraient avoir lieu en février prochain. Dans les derniers sondages, le Parti Démocrate est crédité de 30 à 35% d’intentions de vote, devant le « Mouvement 5 étoiles », populiste, fondé par l’ancien comique Beppe Grillo. Le Peuple de la Liberté recueille entre 15% et 18% des intentions de vote.

Marc Lazar, dans un entretien accordé à Libération en mars dernier, vous déclariez que ces élections générales marqueraient le « grand retour de la politique » dans le pays, après la « trêve » constituée par la gouvernance Monti. Pouvez-vous nous éclairer sur la situation politique du pays, un peu plus d’un an après l’arrivée aux commandes du « Professore » ?

Invités :

Marc LAZAR, spécialiste de l’Italie contemporaine

Jean-Louis BOURLANGES, professeur à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris

Max GALLO, romancier et historien

Thierry PECH, directeur de la rédaction d’Alternatives économiques

« La testa nelle olive » !

Cédric Casanova è un siciliano con i migliori oli di Parigi e vi invita nel suo ristorante dove c’è solo un tavolo.

 

In mezzo al suo negozio di prodotti tipici c’è un solo e unico tavolo che potete prenotare per cinque persone (anche sei).

Una volta seduti, degusterete vari oli di oliva , barbabietole con ricotta salata e carpaccio alla bresaola di tonno .

Ma mi raccomando, non spaventatevi quando vedrete arrivare sul tavolo le enormi olive e i capperi !

Vi è venuta voglia di scoprire questo piccolo angolo di golosità ? Allora adesso vi resta solo la scelta dei vostri quattro più cari

amici e mettere i (10) piedi sotto al tavolo .

 

« La tête dans les olives »
Table d’hôtes unique dans la boutique

2 rue sainte-Marthe – 75010 Paris

Métro Colonel Fabien ou Belleville

Tel : 09 51 31 33 34

Réservez la table par mail : latable@latetedanslesolives.com

 Giulia Moge, étudiante L2

FRONTiere, MARches (12)

Ida Vallerugo

Une découverte bouleversante que cette poésie, encore considérée (on se demande pourquoi) comme à la marge… dans les « Marches » effectivement, les bordures de la double homologation – académique et médiatique, de façon certes bien différente mais au bout du compte complices… Il ne s’agit pas de « poésie dialectale » mais de poésie en dialecte – ou en langue minorée si l’on préfère (et nous préférons) – selon l’ancienne distinction, toujours efficace, de P. V. Mengaldo.

Dans le site Samgha, Ivan Crico écrit :

I suoi versi, in quest’ardua varietà carnica di Meduno, dov’è nata e vive, si fanno strada, nella memoria, con una forza dirompente e comunicativa che, forse, può maturare soltanto tra le pareti invisibili, ma impenetrabili, di un isolamento ricercato, gelosamente custodito. Come vista da un previssuto al di là, da una morte in vita, la realtà solo allora si riversa, intera, nella parola. Il nitore dello sguardo capace di cogliere, in un solo verso, il respiro delle cose è quello dello sguardo che parte…

Nous avons retrouvé ce texte (également cité par Samgha) après de longues recherches à travers les labyrinthes (oh, Sanguineti ! – plutôt, lui, du côté de la poésie en idiolecte) et les mirages de la fée Google : mais après tout, la poésie doit, sous toutes ses formes, aussi se mériter. Marges, mirages… Je crois qu’au delà de ces quelques mots, il suffira de lire.

A’  Paris aussi, qui se croit encore au centre, la marge est visible à chaque coin de rue et essaie de courber des nuques noires ou blanches sous la “muàrt di ogni dì”, « la mort de chaque jour ». La poésie ne sert à rien, mais elle aide à sentir (et à utiliser) une langue moins contaminée par la mort, au moins sous forme de rêve :


file://localhost/Users/nuage/Desktop/vallerugo-foto-di-danilo-de-marco.jpg.

Il sum

Forc four la neif à già sipilit la cjera

borc suturnu di Hiroshima.

Forc a é gjà stada l’esplosion

e no i sin la memoria di no,

l’ultima sparìnt.

E tu, lotadora indurmidida, i tu sumiei.

Sul punt di Sydney il vint

a ti alcia i cjavéi neris scjampas ai fèrmos.

Onda! a ti clama lui.

Mari a ti clàmin i fis soravisus.

A pàssin lens i bastimìns, sunant

a cjàpin il larc, a son belgjà sparis.

A passa ta l’aga fonda to mari pensierosa.

“Mari, unmò viva a mi àn mitut fra i muars!”

Ridìnt i tu segni lajù fra li cjasi dal puart

la fignestra di cjasa vissìn al Macel Comunal

dulà che i becjers a regàlin retàis di cjar

ai canàis taliàns, grecos, spagnoi.

Da che fignestra il punt al é un svual.

La buera a na ti svea. Denant di te

mè Rigjna a ferma la so corsa. A cola.

 

Le rêve

Dehors peut-être la neige a enterré le monde,

bourg obscur d’Hiroshima.

Déjà peut-être a eu lieu l’explosion

et nous sommes la mémoire de nous,

l’ultime disparaissant.

Et toi, combattante endormie, tu rêves.

Sur le pont de Sydney le vent

emmêle tes cheveux noirs échappés aux épingles.

Vague ! t’appelle-t-il.

Mère, t’appellent les enfants survivants.

Passent de lents navires, à coups de sirènes

prennent le large, bien vite disparus.

Passe dans l’eau profonde ta mère pensive.

“Mère, encore vivante on m’a mise avec les morts !”

En riant, tu montres là-bas dans les maisons du port

la fenêtre chez toi, près des Abattoirs Communaux

où les bouchers donnent des morceaux de viande

aux gamins italiens, grecs, espagnols.

De cette fenêtre le pont est à une volée.

La bise ne te réveille pas. Devant toi

ma Reine elle arrête sa course. Tombe.

 

Ida Vallerugo, Mistral, Rovigo, ‘Il Ponte del sale’, 2010 (pref. F. Loi)

(JcV)

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Voir aussi : SAMGHA, que nous remercions.

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11 janvier : Table ronde autour de l’Atlante della letteratura italiana, à l’IIC

Présentation de la table ronde autour de l’Atlante della letteratura italiana, sous la dir. de Sergio Luzzatto, Gabriele Pedullà, Einaudi, 2010-2012 

à l’Institut Culturel Italien, rue de Varenne, vendredi 11 janvier 2013, à 18 h.

3DLes trois monumentaux volumes de l’Atlante della letteratura italiana, publiés en 2010, 2011 et 2012 par les éditions Einaudi, sous la direction de Sergio Luzzato et Gabriele Pedullà, représentent une des tentatives les plus audacieuses et les plus innovantes de repenser l’histoire littéraire italienne qui ait été réalisée durant les dernières années. Dans leur volonté de rompre avec tout un ensemble de schémas « unitaires » hérités du XIXème siècle, et repris au XXème siècle par la tradition « historiciste », les auteurs de cette vaste entreprise collective de plus de trois mille pages s’essaient à une autre façon d’envisager la narration de l’histoire de la littérature. Une façon qui tienne compte d’abord du très particulier polycentrisme de la culture italienne, et qui tente de nous donner –  à l’aide aussi de schémas, de tableaux, de cartes, et de statistiques, à savoir des instruments plutôt inhabituels dans le domaine de la critique littéraire – une véritable idée de la richesse et la variété des expériences et des « identités » d’une littérature qui a toujours été éminemment plurielle et « mosaïque », dans sa géographie et dans son histoire. C’est des enjeux, des particularités, et des paris, parfois osés, de cette nouvelle façon de « cartographier » l’espace littéraire italien – c’est-à-dire d’en faire une « géographie historique » – dont il sera question lors de cette rencontre.

Une rencontre qui aura lieu en présence de Gabriele Pedullà (Università Roma 3), ainsi que de Christian del Vento (Université Paris 3), Jean-Louis Fournel (Université Paris 8) et Xavier Tabet (Université Paris 8).